Vous cherchez à renforcer votre périnée mais ne savez pas vraiment comment vous y prendre ? Le principe est simple : il s’agit de serrer les muscles qui se situent entre le pubis et le coccyx, comme si vous reteniez un gaz ou une envie d’uriner, sans bloquer votre respiration ni contracter vos fessiers. Cette contraction ciblée permet d’améliorer le soutien de vos organes pelviens, de réduire les fuites urinaires et de préserver votre confort au quotidien. Dans cet article, vous allez découvrir comment localiser précisément ces muscles, comment les contracter efficacement sans forcer, et comment intégrer ce geste protecteur dans votre vie de tous les jours, que vous soyez en rééducation après un accouchement, sportif régulier ou simplement soucieux de votre bien-être pelvien.
Comprendre le périnée et ses enjeux au quotidien

Avant de vous lancer dans des exercices, prenez le temps de bien visualiser ce qu’est le périnée et à quoi il sert. Cette compréhension vous permettra de mieux cibler vos contractions, d’éviter les erreurs courantes et d’adapter l’intensité selon votre situation personnelle.
Localiser le périnée simplement pour mieux le contracter ensuite
Le périnée se trouve entre le pubis et le coccyx, formant une sorte de hamac musculaire qui soutient la vessie, l’utérus chez la femme et le rectum. Pour le repérer, imaginez que vous essayez de retenir un gaz sans serrer les fesses, ou que vous stoppez le jet d’urine au milieu. Vous devriez ressentir une légère remontée vers l’intérieur, une sensation de fermeture discrète. Observez que cette contraction se fait sans bloquer votre respiration ni pousser vers le bas. Placez vos doigts sur votre ventre : il ne doit pas se durcir excessivement. Cette zone reste relativement souple pendant que le périnée travaille en profondeur.
Différencier périnée, abdos et fessiers pour éviter les compensations
L’erreur la plus fréquente consiste à serrer principalement les fessiers ou à rentrer fortement le ventre, sans réellement activer le périnée. Pour vérifier que vous contractez au bon endroit, placez une main sur votre abdomen et l’autre sous une fesse. Pendant la contraction, ces zones doivent rester détendues. Si tout votre corps se crispe, si vos épaules montent ou si vous retenez votre souffle, relâchez tout et recommencez plus doucement. Une bonne contraction du périnée est souvent plus subtile qu’on ne l’imagine, avec un mouvement interne de remontée plutôt qu’une tension visible de l’extérieur.
Apprendre à contracter le périnée pas à pas

Vous pouvez apprendre à contracter efficacement votre périnée en suivant quelques étapes simples. L’objectif est de trouver le bon dosage entre intensité, durée et relâchement, tout en gardant une respiration fluide.
Comment contracter le périnée correctement sans bloquer sa respiration
Commencez allongé sur le dos, genoux fléchis, pieds à plat. Respirez calmement pendant quelques instants pour vous détendre. Sur une expiration douce, serrez les muscles du périnée comme pour fermer et remonter l’anus et le vagin ou le pénis, sans bouger le bassin ni les jambes. Imaginez que vous remontez délicatement un ascenseur intérieur. Inspirez ensuite en relâchant complètement, comme si cet ascenseur redescendait au rez-de-chaussée. Ce cycle de contraction sur l’expiration et de relâchement sur l’inspiration permet de coordonner le travail musculaire avec la respiration naturelle, sans créer de tensions parasites dans le ventre ou le dos.
Combien de temps maintenir une contraction de périnée au début
Au démarrage, privilégiez des contractions courtes et précises : 3 à 5 secondes de serrage, suivies d’un relâchement de même durée, voire plus long. Répétez ce cycle 8 à 10 fois, une à deux fois par jour. Ne cherchez pas à tenir plus longtemps au risque de fatiguer le muscle ou de compenser avec d’autres zones. Avec la pratique régulière, vous pourrez progressivement augmenter la durée de maintien jusqu’à 8 ou 10 secondes, tout en conservant une respiration libre. L’essentiel est d’alterner contraction et relâchement complet pour éviter les tensions chroniques.
Ajuster l’intensité et la fréquence des exercices selon votre situation
Votre rythme et votre intensité doivent s’adapter à votre profil. Si vous êtes en période post-partum, après une chirurgie pelvienne ou en cas de douleurs, démarrez très progressivement et demandez conseil à un professionnel. Les personnes très sportives ou toniques doivent veiller à ne pas trop forcer, au risque de créer un périnée hypertonique, c’est-à-dire trop tendu et incapable de se relâcher correctement. Dans tous les cas, la qualité prime sur la quantité : mieux vaut 5 contractions bien faites que 50 approximatives. Écoutez votre corps et arrêtez-vous dès que vous ressentez une fatigue ou une crispation excessive.
| Situation | Intensité recommandée | Fréquence |
|---|---|---|
| Début d’apprentissage | Contractions légères de 3-5 secondes | 1 à 2 fois par jour |
| Post-partum immédiat | Très douce, priorité au relâchement | Sur avis médical uniquement |
| Pratique régulière établie | Contractions modérées de 8-10 secondes | 1 à 2 fois par jour |
| Sportif confirmé | Contractions ciblées, attention à l’hypertonie | Intégration fonctionnelle aux mouvements |
Intégrer la contraction du périnée dans la vie de tous les jours
Une fois le geste maîtrisé en position allongée, l’enjeu est de l’utiliser dans les situations du quotidien. Cela permet de protéger efficacement votre périnée lors des efforts et d’en faire un réflexe protecteur naturel.
Quand et comment contracter le périnée au quotidien sans y penser tout le temps
Associez progressivement la contraction à des gestes précis de votre journée. Avant de soulever un sac de courses, de porter votre enfant, de tousser ou d’éternuer, serrez légèrement votre périnée juste avant l’effort. Maintenez la contraction pendant le geste, puis relâchez après. Par exemple, lorsque vous toussez, anticipez en serrant votre périnée une demi-seconde avant, ce qui crée une sorte de verrou protecteur. Avec l’entraînement, ce réflexe devient automatique, comme lorsque vous fermez les yeux en éternuant. Vous n’avez plus besoin d’y penser consciemment à chaque instant, le corps intègre le mouvement de façon naturelle.
Associer travail du périnée, posture et respiration pour protéger le dos
Une bonne posture facilite grandement l’activation du périnée. Tenez-vous droit avec un bassin neutre, ni trop basculé en avant ni trop en arrière, le dos allongé et les épaules détendues. Dans cette position, la respiration descend naturellement vers le ventre, et le périnée peut se contracter sans compensation. En expirant doucement par la bouche, laissez le périnée se serrer légèrement, puis relâchez-le à l’inspiration comme une vague qui redescend. Cette coordination entre posture, respiration et périnée crée un véritable soutien interne, un corset naturel qui stabilise le tronc et soulage le bas du dos. C’est particulièrement utile lorsque vous restez longtemps debout ou que vous portez des charges répétées.
Erreurs fréquentes et signaux d’alerte à ne pas ignorer
Un travail inadapté du périnée peut provoquer des tensions, des douleurs ou aggraver certains troubles. Identifier rapidement ce qui ne va pas vous permet d’ajuster votre pratique et de consulter si nécessaire.
Pourquoi il faut éviter de contracter le périnée en retenant systématiquement les urines
Il est courant de lire qu’il faut stopper le jet d’urine pour localiser le périnée. Si ce test peut être utile une fois pour comprendre la sensation, il ne doit jamais devenir un exercice régulier. Répéter cette pratique perturbe le bon fonctionnement de la vessie, favorise la rétention urinaire et augmente le risque d’infections urinaires. Préférez des exercices à sec, en dehors des toilettes, dans des positions confortables et variées, allongé, assis ou debout. Vous protégerez ainsi votre système urinaire tout en renforçant efficacement votre périnée.
Douleurs, pesanteur ou fuites persistantes : quand consulter un spécialiste
Si vous ressentez des douleurs pelviennes, une sensation de boule dans le vagin, une impression de descente d’organes ou si les fuites urinaires persistent malgré vos efforts, il est important de consulter rapidement. Un kinésithérapeute ou une sage-femme spécialisé en rééducation périnéale pourra évaluer votre tonus musculaire, vérifier que vous contractez et relâchez correctement, et proposer un programme personnalisé. Même sans symptôme alarmant, un bilan périnéal peut être très utile pour s’assurer que vous travaillez dans la bonne direction. N’attendez pas que les troubles s’installent durablement pour demander de l’aide.
Adapter les exercices de périnée en cas de grossesse ou après l’accouchement
Pendant la grossesse, le travail du périnée doit rester doux et centré sur la prise de conscience. L’objectif n’est pas de muscler intensément, mais d’apprendre à relâcher autant qu’à contracter, ce qui sera précieux lors de l’accouchement. Après la naissance, la rééducation périnéale, souvent prescrite vers 6 à 8 semaines post-partum, vous accompagne progressivement pour retrouver un bon tonus sans précipitation. Ne culpabilisez pas si vous avez du mal à ressentir votre périnée au début : la fatigue, les modifications hormonales et les éventuelles douleurs influencent beaucoup les sensations. Laissez-vous le temps de récupérer et faites-vous accompagner par un professionnel pour avancer sereinement.
Contracter le périnée correctement est un apprentissage progressif qui demande de la patience et de l’attention. En localisant précisément ces muscles, en évitant les compensations avec les fessiers ou les abdominaux, et en respectant une bonne coordination avec la respiration, vous posez les bases d’un périnée tonique et fonctionnel. Intégrez ces contractions dans vos gestes quotidiens, adaptez l’intensité à votre situation personnelle et restez attentif aux signaux de votre corps. Si vous avez le moindre doute ou que les symptômes persistent, n’hésitez pas à consulter un professionnel spécialisé qui saura vous guider vers une rééducation adaptée et efficace.
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